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Jean-Marc Baudat
Yverdon-les-Bains CH
Tél: 079 456 75 14
Mon
parcours / Pratique du Zen /
Images
Une raison de pratiquer le Kung Fu !
En 1966, j'entendis pour la première fois parler du Kung Fu, je trouvais
ce nom joli et drôle sans avoir la moindre idée de ce dont il s'agissait. J'avais 5 ans et je me souviens avoir été témoin d'une bagarre entre
deux camarades qui se donnaient des coups de poings à la figure. Cette
scène s'est déroulée alors que j'étais à l'école enfantine de la
paroisse catholique à Yverdon. J'ai vraiment été marqué par cet acte
agressif et méchant, je ne comprenais pas qu'on puisse en arriver là.
Enfant, j'étais plutôt attiré par la musique et la vie spirituelle,
j'étais très croyant et très religieux. La violence
m'effrayait car j'étais petit et faible.

Je me souviens aussi avoir pour la première fois entendu parler du
bouddhisme dans une émission télévisée. Je croyais que les pratiquants
de méditation s'asseyaient pour bouder. Je ne comprenais pas bien à
quoi cela servait, mais j'étais tout de même intrigué par le nom de
Bouddha qui ressemblait à mon nom de famille.
Peu de temps après, je fis quelques essais dans la pratique du judo,
comme c'était le seul art martial qu'on pouvait pratiquer à l'époque et
qu'il était généralement orienté vers la compétition, cela ne me
convint pas du tout parce que j'étais un très mauvais perdant.
En 1973, à l'âge de 12 ans, j'achetais mes premiers gants de boxe pour
m'initier avec des amis et je dois avouer qu'au début, j'étais plutôt
peureux et lâche.
Mon but était de vaincre la peur et de développer mon corps. Comme je n'avais
pas une constitution très solide et que j'avais l'habitude de me faire
terrasser par les plus costauds, j'entrepris par la suite l'étude de
toutes les disciplines existantes: boxe, karaté, musculation etc.
J'avais toujours envie de connaître le Kung Fu. De plus, il y avait à
l'époque une série télévisée " Kung Fu " avec l'acteur David Caradine.
Le message de ce feuilleton était une formidable démonstration de la
philosophie Ch'an du temple de Shaolin, plus connue sous le terme Zen.
Il n'y avait pas d'école de Kung Fu à Yverdon. En 1984, j'achetai
régulièrement la revue " Karaté " où l'on trouvait des informations
sur la pratique des arts martiaux en général. C'est là que je découvris
un article sur la pratique du Saolim Kung Fu, enseignée par Dominique Cozien à Paris. Cette méthode m'attirait.
Inconsciemment, j'avais envie
de connaître le Saolim. Le maître de la discipline se trouvait à Penang
en Malaisie. Mr P'ng Chye Khim est un véritable maître authentique des
arts martiaux chinois qui sont issus du temple de Shaolin du sud, connus
sous le nom de Saolim Hood Khar Paï.
Mais cela ne semblait être qu'un rêve de plus dans mon existence de
jeune yverdonnois, il n'y avait pas de Kung Fu dans ma cité ni dans la
région. Je me contentais de la pratique du karaté, de la boxe, du full contact,
des films de Bruce Lee et Jackie Chan.
Un an plus tard, je fis la découverte d'un art martial vietnamien issu du
Kung Fu appelé Vo Viêt-Nam. J'abandonnais toutes les autres disciplines
pour me fondre dans cet art et c'est là que je découvris que le fameux
Dominique Cozien était un ancien du Vo VietNam. Grâce à des proches,
j'eus donc la possibilité de me rendre en Malaisie chez le maître P'ng
Chye Khim en 1989. La rencontre avec ce grand maître fut un changement
décisif dans mon existence, autant sur le plan martial que spirituel. Ce fut un véritable bouleversement. La puissance de ce style était telle
qu'il me fallut abandonner beaucoup de pratiques et croyances que j'avais
accumulées pendant des années, ceci dans le but de m'investir dans cette
pratique qui m'a enrichi et surtout m'a fait voir mes capacités et mes
limites.
La première phase de l'apprentissage dans cette école fut la
transformation de ma personnalité. Je suivis un entraînement intensif
pendant dix mois à plein temps, en vivant dans la communauté chinoise de
Malaisie. Ce fut parfois très dur psychologiquement et physiquement,
le climat était très chaud et l'entraînement vraiment difficile. J'ai dû
m'armer de patience et de compréhension pour pouvoir continuer dans
cette voie qui,chaque jour, me demandait de faire des efforts surhumains.
En 1992, je repartais pour une période de trois mois dans cette fameuse
école pour y étudier de nouvelles techniques. C'est à ce moment que je
découvris mon plafond ou mes limites sur le plan physique, j'avais alors
31 ans et je compris dès lors, quelles étaient mes capacités, mes points
forts et mes limites dans la pratique de l'art martial. Une véritable
désillusion très positive qui m'a appris à me respecter, à m'écouter et à
pratiquer dans la sagesse.
En 1993, j'effectuais un nouveau stage dans l'école et j'y rencontrais les
moines du temple de Shaolin venus de Chine pour une tournée de
démonstration.
Ces dernières années, j'ai fait la connaissance d'autres styles d'arts
martiaux, ainsi que du T'aï Ch'i Chuan que je pratique parallèlement
depuis 1986. Depuis avril 2000, je me fais initier à la méthode de
guérison par l'imposition des mains appelée Reiki. Ceci en relation
avec l'étude des méridiens de l'acupuncture pour compléter ma formation.
Toutes ces pratiques ont un sens, si je n'oublie pas la méditation et la
musique que je pratique chaque jour. Ceci dit s'il me reste du temps,
je préférerais rester à ne rien faire ou à profiter simplement de la vie.
Dans toutes les pratiques évoquées ci-dessus, j'ai une profonde
inspiration dans la reconnaissance de ce que peut apporter l'esprit
Ch'an. Ceci sur le plan individuel et collectif, sur l'aspect matériel
et métaphysique et avant tout pour le développement personnel, corps et
esprit unis.

   
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