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Sous l’impulsion du
professeur Jean-Marc Baudat (deuxième depuis la
gauche), un école a ouvert ses portes et propose
des cours de Kung Fu, de Tai Chi Chuan ou de Chi
Kung. [ SD
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Les arts martiaux ne sont pas uniquement un ensemble
de techniques liées au combat. Surtout pas! Par sa
pratique sérieuse et motivée, il est possible de gagner
en qualité de vie. C’est en tout cas ce que
l’Association yverdonnoise d’arts martiaux (AYAM) veut
faire passer comme message. Existant dans la pratique
depuis fin 2002, l’AYAM a été fondée officiellement le
19 novembre dernier. Elle entend promouvoir les arts
martiaux chinois, à l’origine de son pendant japonais,
il y a 1500 ans. L’apprentissage et la pratique du Kung
Fu, du Tai Chi Chuan, du Chi Kung et du Tuishou
permettent de canaliser l’énergie vitale circulant dans
le corps. Ce qui est un moyen de diminuer le stress
quotidien. «Ces techniques ne soignent personne, mais
elles peuvent constituer un complément sous nos
latitudes», explique Yvan Mettraux, l’un des membres
fondateurs de l’association. Dans certains pays du
sud-est, comme en Chine ou au Vietnam, elle est très
développée, car elle remplace les médecins et certains
médicaments. «C’est un moyen de survie, dans ces
contrées», souligne Jean-Marc Baudat, professeur d’arts
martiaux. Toutefois, les membres de l’AYAM
n’entendent pas faire de miracles. «Il n’y a rien de
mystique dans nos activités», avertit Jean-Marc Baudat.
En effet, les arts martiaux enseignés à l’école Saolim
travaillent sur la connaissance des points vitaux, selon
les méridiens qui sont la base de l’acupuncture
notamment. L’objectif de l’AYAM est donc de combler
les besoins secondaires des personnes intéressées, afin
de leur donner la possibilité d’avoir une existence
équilibrée et harmonieuse.
A
l’école saolim La nouvelle association est
ainsi active sur plusieurs axes. L’école Saolim, qui
propose l’enseignement des arts martiaux dont les cours
sont donnés par Jean-Marc Baudat, n’est qu’un volet de
ses activités. Le professeur yverdonnois est d’ailleurs
la clé de voûte du projet AYAM, de par son expérience et
sa passion pour cette partie de la culture asiatique. Il
a notamment étudié sur l’île malaisienne de Penang, sous
les ordres du maître P’ng Chye Khim. Si l’AYAM est
constituée en association, c’est aussi pour offrir une
plateforme pour la culture qui entoure les arts
martiaux. Concrètement, il existe une volonté d’ouvrir
la médecine contemporaine vers les médecines naturelles,
notamment orientales, ainsi que de créer une synergie
avec les autres clubs d’arts martiaux yverdonnois. «Nous
aimerions aussi être en mesure de proposer une animation
dans le cadre de la Nuit des arts martiaux, comme cela
se passe dans d’autres villes romandes», envisage Yvan
Mettraux. Une autre voie qu’aimerait explorer
l’association yverdonnoise est celle de la jeunesse.
L’AYAM cherche donc à devenir un partenaire de cette
population. Les jeunes pourraient alors pratiquer le
Kung Fu dans le cadre des activités offertes par
l’AJYR (Association pour la jeunesse d’Yverdon et sa
région), par le biais du Check Point et Horizon
Jeunes.
Pour en savoir plus: www.ayam.ch et
www.saolim.net |