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Les
Batas sont les tambours sacrés de la Santería.
Exemple frappant du
syncrétisme entre la religion catholique dominante et les dieux
animistes venus d'Afrique. Ainsi
chaque dieu est représenté par un Saint catholique. Chaque
Santo est invoqué par un rythme de Bata caractéristique.
Les tambours Batas sont eux-mêmes
considérés comme les attributs des
dieux esprits.
Par leurs voix et leurs rythmes, les
esprits s'adressent aux hommes. |
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Le trio
des Batas est composé de: l'Yia (la mère) qui dirige la polyrythmie et
fournit la ligne rythmique |

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autour de laquelle vient
se calquer l'Itotele de taille moyenne, dont le pattern enrobe est suit le
jeu de l'Yia (de plus grande taille). |
| L'Okonkolo maintient la
pulse en suggérant le canevas rythmique de base. |

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Ces
trois tambours en forme de sablier, sont recouverts à chaque
extrémités, de tailles ou diamètres différents, par une peau de
chèvre.
La peau de petit diamètre ou Cha
Cha, donne un son aigu ou Slap,
la Boca donne un son ouvert avec son
ouverture large sur laquelle s'effectue toute une série de sons
Pressionado.
Les tambours se jouent à plat posé sur les genoux, avec la
mains gauche jouant les claqués sur le Cha Cha et la droite jouant sur la
Boca.
Les batteurs jouent assis côtes à côtes.
Généralement les parties
distinctes mais complémentaires sont maîtrisées par chacun des Batalero,
c'est pourtant le plus expérimenté qui joue l'Yia, placée au centre
pour mieux diriger. Le répertoire inépuisable des Toques de Batas est
une source fantastique d'inspiration pour les percussionnistes cubains. |
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