Explications de certains rythmes
De l'ethnie Maninka, originaire de la
région de Kouroussa, en Haute Guinée, il est la dénomination de toutes les
manifestations liées aux moissons. Il arrive souvent qu' un riche paysan
engage des jeunes pour le travail au champs. Ceux-ci, seront récompensés
d' une chèvre ou d' une vache.
Ce rythme est joué pour encourager les cultivateurs durant leur travail de
labours, ou de récoltes. Le tambour accompagne le travail au champs, du
matin au soir et ceci, chaque jours.
Lors de Kassa, se dispute parfois un concoure spécial, soit la plus jolie
fille du village suspend son foulard à un piquet à l' extrémité d'
un champs. Les hommes travaillent alors pour gagner un pari: le premier
qui atteint le foulard, peut prendre la jeune fille dans sa hutte pour
la nuit. A cela il est dit que rien ne doit se "passer entre eux". Si la
jeune fille tombe enceinte, l' homme sera fouetté publiquement.
(il existe plusieurs versions rythmiques de
Kassa).
De l'ethnie Sousou, originaire de la basse Guinée, région
de Boké, ce rythme est joué à l'occasion des circoncisions au bord de la
rivière, mais également lors des grandes fêtes et cérémonies des
féticheurs.
De l'ethnie Kamana, dans la région
de Kouroussa, en Haute Guinée. Ce rythme est par
excellence le rythme des hommes forts. Les instruments fondamentaux,(doumdoum
et sangban) suivent les pas de danse alors que le Djembé à un rôle d'
accompagnateur. C'est pour cette raison que le rythme porte le nom de l'
instrument.
Très acrobatique, cette danse est l' occasion pour les danseurs, d'
exprimer devant les notables du village leur vitalité et leur bravoure,
en tournant devant l' assemblée, se frappant le torse et le dos, à coups
de cravache et en exécutant de nombreux sauts périlleux.
Il existe de nombreuses variantes rythmiques de Dununba
De l' ethnie Maninka,
originaire des régions de Kouroussa, Kankan, et Faranah, en Haute Guinée.
A l' origine Sofa était le rythme du guerrier à cheval. En cas de guerre,
ils étaient appelés à l' aide d' énormes tambours que l' on utilisaient
aussi pour la transmission des nouvelles afin de glorifier la victoire du
roi.
On jouait alors ce rythme, sur lequel les chevaux dressés, dansaient avec
les cavaliers.
De l'ethnie Konagui, des régions de Beyla
et Kerouani, en Guinée Forestière. Ce rythme est pratiqué lors des fêtes
des récoltes et de réjouissances, qui réunissent les gens après avoir
travaillé durement pendant la saison des pluies.

Ecoutez le son du djembé
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